Le chamanisme, pratique en accord avec la nature
Écrit par SERGEÏ «Loup Noir » POETE
Selon les chamans, les esprits animent tous les éléments de la nature dont les hommes ont besoin ; le feu, l’eau, la terre, l’air, les animaux, les végétations. Ils communiquent avec eux par des rituels. Le chamanisme est une pratique religieuse basée sur la méditation, le respect de la nature et des animaux, et enfin, la communication entre les humains et les esprits. Il ne s’agit pas d’esprits des personnes défuntes (comme dans le domaine du spiritisme), mais d’esprits vivant dans la nature et dans des objets inanimés. Selon les adeptes de cette religion, les esprits doivent être respectés, vénérés et apaisés, sinon, la terre deviendrait infertile ; la nourriture sur laquelle reposent les animaux disparaîtrait, et finalement, le monde courrait irrémédiablement à sa perte. Selon les chamans, ce sont les esprits qui animent tous les éléments de la nature dont les hommes ont besoin ; le feu, l’eau, la terre, l’air, les animaux, les végétations, etc. C’est le chaman (à ne pas confondre avec le sorcier, qui possède des pouvoirs magiques) qui communique avec les esprits en se livrant à des rituels dans la forêt, qui est le lieu où les esprits sont le plus présent. Le chaman peut vivre en solitaire ou bien faire partie d’une communauté tel qu’un village où les habitants lui demandent de l’aide et des conseils. Des travaux scientifiques considèrent que le chamanisme est une pratique utilisant la transe, danse-rituelle consistant à percevoir et être «entré » par l’esprit avec lequel on communique. Cette pratique permet aussi de «voir » le monde spirituel et afin de canaliser des énergies invisibles et transcendantes, le tout dans le but positif de servir sa communauté et d’apaiser l’esprit animant la nature quand celle-ci s’acharne contre les hommes (incendies, tempêtes, sécheresse, etc.). Le chamanisme existe depuis la préhistoire. De nos jours, il est redécouvert après avoir disparu sous le poids des influences judéo-chrétienne, bouddhiste et musulmane. Aujourd’hui, le chamanisme est présent partout dans le monde. En Sibérie, il est de nouveau pratiqué mais sous le nom de tengrisme, une religion reconstruite basée sur la croyance et la vénération de Tengri, le dieu du ciel chez le peuple mongol. L’adepte de cette religion est censé être laissé dans un état de détente, commençant une sorte de voyage magique qui peut être par moment turbulent, accompagné par le son répétitif des tambours. Le chamanisme ne se limite pas à la méditation et à la transe ; il peut contenir aussi des chansons et des prières. Des instruments sont utilisés au cours des rituels comme le tambour, qui est fabriqué avec une peau de cheval peinte avec du sang humain, mais parfois une peau de cerf ou de chèvre. Le chaman est celui qui doit réparer les désordres de l’ordre naturel - en premier lieu les maladies - grâce au pouvoir qu’il exerce sur les âmes atteintes de ces troubles, ce qui est très similaire à de l’exorcisme.
Il existe deux rangs de chamans ; les chamans blancs (ceux qui appellent les esprits bienfaiteurs) et les chamans noirs (les esprits perturbateurs). Pour devenir chaman, la personne doit hériter ce don de ses ancêtres. La voix du chaman lors du rituel est grave et vibrante, rappelant le style mongol ou tibétain. Aujourd’hui, le chamanisme demeure assez méconnu du grand public, mais il attire de plus en plus d’adeptes qui sont fatigués de la société industrialisée et du monde principalement chrétien. Les nouveaux adeptes du chamanisme prônent (sans plonger dans le prosélytisme, ce qui est propre au monothéisme), le retour à la nature.
En photo : groupe de chamans en pleine cérémonie, en Sibérie.
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