juin 2004

Soleil : les dermatologues francs-comtois alertent

L'association des dermatologues en Franche Comté (ASFO-DER) lance une campagne d'information unique en France. Ils préviennent : les dangers de l'exposition sont un problème de comportement.

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L'Australie a entamé ce type de travail dans les années 80 et il commence seulement à porter ses fruits en termes de diminution des cas de cancers. Or, il s'agit d'un fléau (4000 décès par an en France) qui peut se combattre simplement par la prévention puisqu'on connaît sa cause, l'exposition au soleil. De plus c'est un cancer qui se détecte facilement et qui, endigué suffisamment tôt, se guérit. Or, comme le souligne le docteur Van Landuyt, la prévention d'une campagne d'information coûte, mais beaucoup moins cher que le traitement. Dans ce cadre, l'association a réalisé un dossier pédagogique, « Une heure d'éducation solaire en Franche-Comté », destiné aux enseignants.
Les 10 conseils de prévention des dermatologues francs-comtois
1. Eviter les expositions directes et indirectes de 11 h à 16 h, été comme hiver. Ce sont les heures où il y a le plus de risques, le soleil est plus haut, avec émission de UVB plus dangereux. En dehors de ces heures, même si les UV sont moins dangereux, la protection doit continuer. Eté comme hiver, si on doit rester longtemps de-hors, il faut apprendre à se pro-téger tous les jours de l'année du matin au soir. Dès qu'il fait jour, il y a émission d'ultraviolets (UV).
2. la meilleure protection est vestimentaire : chapeau, vêtements foncés, lunettes adaptées. Choisir des vêtements foncés qui couvrent bien épaule, nuque, thorax. Ils sont plus efficaces et plus fiables que les crèmes solaires. La casquette est réservée aux cheveux longs. Pour les cheveux courts, chapeau ou bob sont conseillés car les oreilles et la nuque doivent être protégées.
3. Crèmes solaires d'indices adaptés : 25-30 UVA et UVB renouvelées toutes les 2 heures. 60 renouvelés chaque heure en montagne. Pour les enfants, écrans minéraux ou produits adaptés pour les enfants. Les crèmes ne remplacent pas les deux premières mesures. Il est plus simple et plus sûr de garder un vêtement que de mal mettre une crème qui protège insuffisamment.
4. Ne jamais exposer un bébé ou un jeune enfant, même sous un parasol ou un arbre, sans chapeau vêtement et crème.
5. Lors d'une marche prolongée, mal protégé, les dangers sont identiques au bronzage direct. Le fait de bouger ne diminue pas les risques. Le soleil est dangereux pour toutes les activités extérieures, loisir comme travail.
6. Se méfier de la réflexion ou réverbération : glace, neige, sable, eau... Il faut considérer tout ce qui se trouve sur le sol comme un miroir qui réfléchit les UV dangereux. Selon l'endroit où l'on se trouve, ce miroir est plus ou moins puissant.
7. Les nuages n'arrêtent pas les ultraviolets dangereux. Les nuages (quand il ne sont pas noirs foncés) ne bloquent que les infrarouges (il fait moins chaud) et la lumières (il fait moins lumineux) et la vigilance baisse. Les UV A et B traversent les nuages et le risque est identique. En été, on observe de nombreux coups de soleil dangereux lorsque le temps est couvert. On se couvre tous les jours même sous les nuages.
8. Les UVB augmentent avec l'altitude. En montagne, même si il fait froid, le danger augmente. Plus nous sommes près du soleil, plus le soleil devient dangereux car les UVB plus cancérigènes augmentent (été et hiver). Cependant, en montagne comme il fait moins chaud, on se protège moins. La protection doit être encore plus importante pour les yeux.
9. Eviter les médicaments photosensibilisants. Certains augmentent les effets négatifs du soleil. Une exposition même modérée peut entraîner des brûlures importantes et graves. Il faut bien respecter les consignes du médecin et ne pas mettre une crème ou prendre un médicament sans avis médical.
10. Parents vous devez montrer l'exemple... : seul un comportement solaire logique des parents permettra à l'enfant d'accepter, de comprendre et d'adopter ces bonnes habitudes solaires. Un enfant ne peut comprendre d'être obligé de porter.
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S'exposer au soleil est dangereux.

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Santé : « À chaque situation, son numéro »


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Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
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