mai 2016

«Améliorer son alimentation donne rapidement des résultats»

L’an dernier, Virginie Parée, conférencière spécialisée en nutrition, publiait un livre de 162 pages sur la nourriture et la santé des ados.

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Son titre : "Mais pourquoi personne ne nous le dit ?". Un titre qui peut sembler étonnant tant les messages à propos de la nourriture sont nombreux – et il faut bien le dire parfois contradictoires. Pourtant c’est en réponse à cette question maintes fois entendue de la part d’ados qu’elle a décidé d’écrire cet ouvrage.  Il s’adresse directement aux jeunes, dans un langage simple et déculpabilisant. Après avoir posé les bases de la situation actuelle, des spécificités propres à l’âge adolescent, de leurs comportements alimentaires et des messages véhiculés par les médias et la pub (produits gras et sucrés vs mannequins au corps filiforme), elle propose des solutions pour mieux manger, en précisant «qu’améliorer son alimentation donne des résultats perceptibles très rapidement». A contrario, mal se nourrir ou de façon déséquilibrée mène à des conséquences parfois insoupçonnées : surpoids certes, mais aussi ingestion de toxines, problèmes d’acné, d’haleine ou de concentration ! Ses principaux conseils :
- «plus un aliment est proche de son état naturel, plus il est riche en nutriments. S’il est issu de l’agriculture biologique, il aura l’avantage d’être dépourvu de substances toxiques».
- fruits, légumineuses, oléagineux, légumes, céréales non raffinées sont tous favorables à la santé
- choisir des fruits et légumes de saison car ils correspondent aux besoins métaboliques du moment (et plus ils viennent de loin, plus ils sont appauvris)
- manger devant la télé est néfaste car cela interfère sur les sensations de goût et de satiété. «La prise alimentaire étant machinale, elle induit une absorption trop importante».
- pour la cuisson, il vaut mieux utiliser des récipients en terre cuite, fonte, inox, céramique que le silicone, l’aluminium, le téflon ou le plastique (utilisé au micro-ondes, il laisse échapper de nombreuses particules toxiques).
- Les calories dépendant de la façon dont on métabolise les aliments : «500 calories de pain industriel et 500 calories de clémentines ne font pas du tout le même effet sur l’organisme». Les premières favorisent la prise de poids, les secondes sont positives pour la santé.
- Le contrôle des sucres est beaucoup plus conséquent. Le critère essentiel est l’index glycémique : plus il est élevé, mieux il vaut éviter l’aliment. Selon son tableau des IG, chips, frites, sodas, corn-flakes, pop-corn, baguette blanche, croissants, huile de palme font par exemple partie des aliments à éviter.
- Les oméga 3 sont bienfaiteurs. On en trouve dans les noix de Grenoble et les petits poissons (sardine, hareng, maquereau).
- Il est conseillé de consommer 70 % d’aliments basiques et 30 % d’aliments acides. Selon Virginie Parée, l’alimentation des jeunes est trop acide et trop sucrée.
Elle résume : un adolescent a surtout besoin de glucides naturels (pâte et riz complet, légumineuses), de lipides de qualité (poissons gras, noix, noisettes…), de protéines (poisson, volaille,  viande rouge sans excès), de fruits et légumes.



A lire
"Mais pourquoi personne ne nous le dit ?", éditions Mosaïque-santé, 14 euros.

Le lait selon Virginie Parée
«L’adolescent et l’adulte n’ont pas besoin de lait. C’est d’autant plus vrai qu’au-delà de 7 ans, beaucoup d’enfants perdent les enzymes permettant de digérer correctement le lactose (sucre du lait). De plus, le lait contient les résidus des traitements hormonaux et antibiotiques donnés aux vaches (…). Les adolescents qui diminuent ou stoppent  leur consommation de lait voient l’état de leur peau s’améliorer et les rhumes et autres désagréments de l’hiver se raréfier». Le calcium est nécessaire mais «amandes, oranges, sardines, légumes verts en apportent en quantité».

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Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
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