novembre 2001

Bonne santé, le suivi en question

En faisant quelque peu attention, de nombreux tracas peuvent être évités. Quelques exemples toujours bons à rappeler.
Dessin Christian Maucler

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Truisme : être en bonne santé, c'est d'abord éviter maladies, accidents. Evidemment, elle n'est pas uniquement question de volonté. Pourtant, les comportements sont responsables de 40 % de la morbidité. Sans aller jusque-là, nombre de tracas peuvent être évités avec un peu d'attention. Encore faut-il y penser. En bonne santé, on oublie facilement qu'on peut tomber malade.
Suivi
Des visites régulières de contrôle chez le médecin et surtout le dentiste sont loin d'être inutiles. Les dents en particulier sont des foyers d'infection particulièrement fragiles et douloureux qui demandent une attention quotidienne et une consultation annuelle. La vue est également un domaine à surveiller de près et régulièrement, non seulement pour les corrections visuelles mais aussi pour éviter ou circonscrire des ennuis tels que glaucome, conjonctivite, cataracte. Le tout sans parler, pour les filles, du gynécologue à voir au moins une fois par an.

Vaccins
Grâce à eux, des maladies mortelles hier sont aujourd'hui considérées comme bénignes : rage, rougeole, tétanos, polyomélite, tuberculose... Avec le corollaire dangereux de considérer leur éradication acquise. Les éviter passe par un vaccin qui lui-même ne va pas sans rappels. Comme ces derniers doivent avoir lieu à des intervalles assez longs (5 ou 10 ans), l'oubli peut-être facile. Lors de l'enfance et de l'adolescence, le suivi des vaccins est assuré par les parents. Ensuite, à chacun de s'en préoccuper, de se souvenir du 4e rappel contre la diphtérie/tétanos/polio, de se prémunir contre la rubéole qui peut, en cas de grossesse, avoir des effets graves sur le bébé... Non obligatoire, le carnet de santé à jour et consulté de temps à autre montre son utilité dans ce cadre. A noter que les principaux vaccins sont couverts par la Sécurité sociale et les mutuelles.

Audition
L'oreille humaine est très sensible et de surcroît troubles et dégâts peuvent survenir sans douleur, manifestation d'alerte du corps en d'autres circonstances. Dès 85 décibels, un bruit devient dangereux. Une moto, c'est 100 db. En discothèque ou avec un baladeur, on est facilement dans les 120 db. Aujourd'hui, un jeune sur 3 souffre de problèmes de l'audition, qui selon les cas peuvent avoir des effets néfastes sur la pression artérielle, le rythme cardiaque, la vue... En ce domaine, le mot prévention trouve tout son sens : les lésions de l'oreille interne sont non seulement gênantes et douloureuses, mais irréversibles. Par ailleurs, 2,5 millions de Français souffrent d' acouphénie, parasitage continuel dans les oreilles (bourdonnements, sifflements, etc). Prévenir les nuisances sonores, c'est utiliser par exemple des bouchons d'oreilles. La législation française donne également la possibilité de faire baisser le niveau sonore d'un lieu public (cinémas, salles de concerts) ou d'une entreprise, à l'aide des codes de la santé public, de la commune, du code civil ou de la loi du 31 décembre 1992).

Sommeil
Beaucoup de gens n'en tiennent pas assez compte mais dormir suffisamment est facteur d'équilibre et source essentielle de récupération - tous les sportifs de haut niveau en tiennent compte avec rigueur. A contrario, le manque de sommeil fragilise et amenuise la résistance du corps aux maladies. Plus quelques petits tracas : fatigue, attention et concentration moins soutenues, somnolence (dont les effets peuvent être graves), sautes d'humeur. Chez les jeunes, les troubles du sommeil résultent plus souvent du comportement que de réels problèmes physiologiques. La meilleure prévention dans ce cadre est bien évidemment de dormir de façon régulière et suffisamment, sachant que le besoin varie d'une personne à l'autre.

Nourriture
Comme pour le sommeil, manger de manière équilibrée, ni trop, ni trop peu est un important facteur de bien être. Pour bien connaître ses besoins personnels, là encore propres à chacun, il est possible de consulter des spécialistes tels que diététiciens ou nutritionnistes. Mieux vaut d'ailleurs les consulter avant tout régime plutôt que de suivre les conseils des magazines ou des sites Internet, par force non personnalisés. Ce qui est bon pour l'un ne l'est pas nécessairement pour son voisin.

Sport
Sport et santé se marient en général sauf dans les cas de contre-indication et sans le dopage, il va sans dire. Sans parler de compétition, les atouts d'une pratique sportive de loisir sont nombreux : entretien de la forme, hygiène de vie, mais aussi plaisir, voire sensations fortes et adrénaline. Mais aucun sport ne va sans risque et la prévention c'est à la fois une bonne connaissance de ses capacités, une bonne préparation de son corps à l'exercice et une attention au matériel.

Source : Kit santé du CIDJ, octobre 2001

Kit santé du CIDJ
Le kit santé du CIDJ donne plusieurs adresses nationales d'organismes pouvant apporter aides et renseignements sur thèmes divers. Parmi lesquels : sociation française pour la prévention des allergies, BP12, 91240, St-Michel-sur-Orge (01.48.18.05.84). Association Sommeil et santé, BP28, 92362 Meudon-la-Forêt cedex (01.46.32.50.04). Centre d'information et de documentation sur le bruit, 12/14 rue Jules Bourdais, 75017 Paris (01.47.64.64.64). Comité national d'action contre le bruit 19 rue de Liège, 1 75009 Paris (01.44.63.02.30). Ligue française contre le bruit, 6 rue de Stockholm, 75008 Paris (01.45.22.79.33). SOS bruit, 37 bd St-Martin, 75003 Paris (01.42.72.11.15). Association d'aide aux boulimiques, 151 rue d'Alésia, 75014 Paris. Groupe européen pour les anorexiques, les boulimiques et les familles, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris (01.45.43.44.75).

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Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
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