juin 1999

Eclipse du soleil : des lésions dangereuses

Soleil noir le 11 août prochain. Pour profiter sans risques de ce phénomène peu fréquent, il est fortement conseillé d'utiliser des lunettes spéciales.

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La dernière s'est déroulée il y a 38 ans mais la prochaine n'aura pas lieu avant 2081. Une éclipse de soleil est suffisamment rare pour être attendue avec la plus grande curiosité. D'autant que celle du 11 août sera totale sur une partie du territoire français. Attention cependant. Observer le soleil est toujours dangereux, même au cours d'une éclipse. Les phénomènes célestes étant l'occasion d'activités pédagogiques diverses et d'une curiosité du public manifeste, le secrétariat d'Etat à la Santé et à l'Action sociale préfère prévenir : « sans une protection adaptée, l'observation est susceptible d'entraîner des lésions rétiniennes plus ou moins graves, pouvant aller jusqu'à la cécité totale. Ces lésions se développent de façon insidieuse sans que l'observateur ne ressente aucune douleur ni symptôme ». Les troubles consécutifs n'apparaissent que quelques heures voire quelques jours plus tard. Ces lésions, d'autant plus graves que le sujet est jeune, peuvent survenir après moins de 60 secondes d'observation sans protection. L'utilisation d'instruments d'optique tels qu'appareils photo, télescopes, jumelles est encore plus dangereuse, les lésions pouvant alors se produire en une fraction de seconde. Pour parer ces effets, le moyen le plus efficace est l'utilisation de filtres optiques de densité au moins égale à 5, qui assurent une filtration effective sur tout le spectre de rayonnement solaire, ultra-violets et infrarouges compris.Toute protection permettant l'obscurcissement de la lumière visible mais sans filtration des infrarouges n'offre en effet aucune sécurité. Même la superposition de plusieurs paires de lunettes de soleil très denses comme les lunettes de glacier est inutile. Quant aux divers autres procédés existant, ils ne présentent pas toutes les garanties, surtout si l'on n'est pas spécialiste : la projection de l'image du soleil sur une surface à travers un petit trou percé dans un carton, l'utilisation d'une lame de verre noircie à la flamme ou la superposition de plusieurs films radiologiques ou photographiques noir et blanc complètement et uniformément exposés (filtre efficace seulement si les émulsions des films contiennent de l'argent) sont donc à proscrire si l'on ne veut prendre aucun risque.
Bref, le meilleur moyen est encore l'utilisation de lunettes spécifiques, dont les caractéristiques sont comparables aux verres de soudeur (un marquage CE de conformité de type doit obligatoirement figurer dessus). A manier là encore avec précaution : en raison de leur fragilité, et pour éviter une détérioration qui les rendrait inutile, il vaut mieux les retirer de leur emballage juste avant l'utilisation. Moyen simple pour vérifier leur qualité : l'observation d'une lampe à incandescence claire placée à une vingtaine de centimètres doit permettre de voir uniquement et distinctement le filament de manière homogène sur toute sa longueur. Il va sans dire que les lunettes doivent être conservées durant toute la durée de l'observation de l'éclipse. Les lunettes spéciales sont en vente en pharmacie et chez les opticiens. Il est possible de s'en procurer dans le réseau information Jeunesse de Franche-Comté (vendues au pris de revient, 5 F).

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Santé : « À chaque situation, son numéro »


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Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
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Le neurobiologiste Mickael Naassila vient de publier J'arrête de boire sans devenir chiant (éditions Solar, 18 euros). Son propos : à aucun moment l'alcool n'est bénéfique à la santé et toute consommation, même minime, comporte des risques. Les seuils de déclenchement de cancers sont par exemple assez bas. Sinon : risques cardiovasculaires, atteintes au foie, déficits congitifs, démence précoce, violence, accidents de la route. Et si chacun souhaite faire le point sur sa consommation : mydefi.life. Santé !

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