Des taux d’employabilité à 92 % en sortie de formation, des effectifs de 2300 étudiants contre 2000 il y a 10 ans : Hervé Assadi, le directeur de l’UFR Staps Dijon-Le Creusot, l’un des 51 de la filière en France, a tout lieu d’être satisfait de cette réalité . « Aujourd’hui, c’est le 3e plus gros du pays en termes d’effectifs et de nombre de diplômés » annonce-t-il. Il est vrai que les débouchés sont beaucoup plus diversifiés qu’à l’origine d’une filière de formation qui aura 60 ans en 2026. « Jusqu’au début des années 90, on formait essentiellement des profs d’éducation physique et sportive via la préparation des concours de l’Education nationale. Au fil du temps, on s’est adapté à la réalité du monde professionnel. Aujourd’hui nous avons 3 filières principales, en plus des formations menant à devenir professeur d’EPs et professeur des écoles : entraînement sportif, activité physique adaptée et santé, management du sport. » La première, avec licence et master, mène aux métiers de préparateurs physique ou mental, coordinateur et conseiller techniques, manager. La deuxième permet d’exercer en tant que professeur d’activité physique adaptée, y compris dans le milieu médical puisque la formation est validée par l’agence régionale de santé. La troisième est tournée vers l’événementiel, la gestion de projet, le tourisme et le loisir sportif.
A ces filières licence et master, l’UFR ajoute des formations licences pro et Deust orientés vers l’animation et le loisir sportif. « Et un Deust foot monté avec la fédération française de football, pour l’instant unique, qui permet aux étudiants d’obtenir le brevet de moniteur fédéral » précise le directeur avant de signaler qu’un dossier est en cours pour monter une licence spécialisée foot.
Les débouchés variés de ces diplômes sont renforcés par une réalité professionnelle propice à la création d’entreprise. L’employabilité est immédiate car « tous nos étudiants sont en contact avec le public dès la première année, par l’intermédiaire de l’apprentissage ou par des périodes importantes de stages. L’apprentissage, qui concerne 150 étudiants cette année, est d’ailleurs un vrai plus vis-à-vis des employeurs ». A noter que la recherche fait également partie de l’univers sportif. A Dijon, 10 % des étudiants en master poursuivent en doctorat, dans deux labos orientés sur la motricité et la psychologie.
« Globalement, 80 % des étudiants trouvent du travail dans le domaine de formation. Mais leurs acquis, par exemple en termes de contact et de relations humaines, leur permettent de s’orienter vers d’autres secteurs ».
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