Accrocher un tableau de Picasso, Dali ou Mirò dans son salon sans débourser des milliers d'euros ? C'est possible grâce à l'artothèque. Celle-ci prête à ses membres deux oeuvres tous les deux mois pour un coût de 75 € seulement. « Elle a été créée en 1991 par Peugeot pour que l'art ne devienne plus quelque chose de privilégié et d'élitiste » indique la responsable, Nadège Cardot. Depuis 2004, le lieu est ouvert à tous : «il n'est plus destiné aux seuls salariés de l'usine automobile». «Tout le monde y est le bienvenu, poursuit-elle. On retrouve pourtant souvent les mêmes catégories socioprofessionnelles (cadres, documentalistes, enseignants). Elle ne touche pas encore tous les publics et c'est dommage. Il y a encore des idées reçues. Les ouvriers se disent : « ce n'est pas pour moi un tableau ». L'art contemporain doit s'ouvrir à tout le monde et on est là pour le montrer». Les oeuvres proposées aux prêts sont principalement des tableaux, des originaux ou des lithographies et sérigraphies, d’artistes de renommée internationale (Picasso, Dali, Mirò...) ou locale (Messagier, Doutreleau, Brissoni...). L'artothèque a également à coeur de sensibiliser les plus jeunes. Elle organise pour cela différents ateliers (art-enfants et multimédia pour les 6-18 ans) et propose aussi des conférences qui sont gratuites pour les étudiants et les porteurs de la carte Avantages jeunes. « Dans ces rendez-vous, le public est vraiment en contact direct avec les oeuvres, fait remarquer Nadège Cardot. Nous ne sommes pas du tout dans la sacralisation comme dans les musées, où l'on ne peut pas les toucher. A l'artothèque, les particuliers chinent pour trouver un tableau ».
Simon Daval
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