Le bridge s’adresse-t-il aux jeunes ? Pas évident si l’on s’en tient à la moyenne d’âge des pratiquants et licenciés (autour de 60 ans). Mais ce n’est pas une fatalité selon Nicole Fernier, présidente du cercle comtois de bridge. Elle invite les jeunes (à partir de 10 ans, débutants ou non) à venir s’y essayer lors de stages organisés à leur intention cet été. Outre qu’il s’agit d’un jeu mêlant stratégie et réflexion, le club met en avant ses vertus à «développer l’esprit logique», à faire travailler la mémoire. Associer loisirs et acquisitions personnelles en quelque sorte.
Des exceptions existent : Sébastien Pélisson, l’un des 200 licenciés du club, a débuté à l’âge de 11 ans. Vingt ans plus tard, il est toujours assidu. «On peut jouer pour se détendre, mais si vous faites des week-ends de compétition, vous êtes aussi lessivé qu’après une compétition sportive. De manière générale, c’est une pratique qui privilégie le raisonnement et l’élaboration d’un plan puisqu’il s’agit de faire des annonces puis de les respecter. Il y a du calcul, de la stratégie et un côté psychologique comme au poker. En jouant, on n’a jamais fini d’apprendre, ce qui porte à la modestie».
Claude Petitjean, un autre membre du club et ancien prof de maths, complète : «C’est passionnant, beaucoup plus que la tarot par exemple. Et plus difficile. Mais il ne faut pas croire que c’est réservé aux bons en maths : certains ne sont pas bons au bridge alors que d’autres qui sont moins forts en maths ont tout de suite le sens du jeu».
Conclusion, il n’y a pas de profil type. Y compris pour l’âge ? «C’est une question de culture. Par exemple, dans les pays nordiques, beaucoup de jeunes pratiquent». Ce jeu leur est donc adapté autant qu’aux autres, voire plus.
«Quand on joue avec des jeunes de 20 ans, cela se ressent : ils ont la vivacité et le mental pour jouer vite, attaquer» s'accordent à dire nos deux joueurs expérimentés.
S.P.
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